KAREN VANMOL

À PROPOS

Née à Louvain en Belgique en 1983, Karen Vanmol grandit à Meldert-Hoegaarden, un petit village de 300 habitants, dont le paysage l’influence durablement, comme en témoignent les séries Paysage en déclin, Habitat en évolution ou Cultiver. Depuis son Master à l’Académie Royale des Beaux-Arts d’Anvers (dont elle sort diplômée en 2010), elle poursuit la série intitulée Under Construction. Toutefois son dernier corpus d’oeuvres,AKA # ISeeFaces rompt avec ses premières thématiques pour s’aventurer dans l’exploration des méandres de la psychologie humaine.

NATURE VS CULTURE

Le travail de Karen Vanmol se caractérise par des formes inspirées à la fois par la nature et l’architecture, traduites généralement dans des couleurs acidulées. Les matériaux qu’elle utilise se signalent par leur variété autant que par leur modestie : pierres, plastiques, fibres, ciment mais surtout le bois, notamment stratifié, dont la palette de couleurs sied à sa fantaisie.

La sélection puis la sublimation des matériaux au travers du travail de la main sont au centre de ses préoccupations. En coupant, limant et ponçant patiemment chaque pièce à l’aide d’outils manuels, elle apprivoise la matière et tire de ce dialogue l’essence de son inspiration. Depuis 2012, elle introduit dans son répertoire les bois stratifiés, qui tout en étant durables, gardent en mémoire à leur surface les marques du temps passé et des accidents de la vie. Le bijou devient pour elle le lieu d’une transformation qui accompagne et illustre l’évolution de son porteur.

AKA#ISEEFACES

La Paréidolie est un phénomène psychique qui nous fait percevoir des formes familières dans des formes aléatoires et indéterminées. Le cerveau humain est si désireux d’identifier des modèles et de nommer les choses, qu’il voit des corrélations là où il n’y en a pas, tout comme les enfants s’émerveillent en croyant apercevoir des châteaux dans le ciel. Mais à côté du merveilleux, ce phénomène peut être une source d’erreur voire de préjugés. La tendance à la symétrie en est un des aspects. Le cerveau aspire en effet à la perfection de la symétrie, mais cette perfection devient vite source d’ennui. L’asymétrie engendre en revanche une tension au sein de l’image. Ce qui était une anomalie, en créant une perturbation dans les attentes du regardeur, devient alors vecteur d’attraction.
AKA #ISeeFaces est le titre de cette série dédiée au phénomène de la paréidolie. Il fait référence à l’engouement pour ce processus abondamment relayé par les médias sociaux.