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NICOLA HEIDEMANN

Née à Munich en 1965, Nicola Heidemann est une artiste autodidacte. Dessin, peinture, photographie et dessin font partie de ses mediums de prédilection parallèlement à son activité d’artiste bijoutière. Elle ouvre son premier atelier peu après ses études en 1985. Elle a longtemps travaillé comme assistante-camera dans la production de films documentaires et par conséquent a beaucoup voyagé de par le monde. Une expérience qui a eu une influence durable sur son travail artistique.

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Je ne me considère pas comme une créatrice à part entière. Je me vois plus comme une collectionneuse. Je collectionne des allusions, des impressions, des associations. Un morceau de bois, une ombre sur une pierre ou le chatoiement de la lumière à la surface de l’eau m’enthousiasment. Ce sont les choses incomplètes qui me fascinent. Les mystères insondés. Ils procurent à mon imagination un espace dans lequel vagabonder. Idéalement, ceux qui regardent mes objets se souviendront, comme moi, d’une journée formidable passée au bord d’un lac, d’une promenade dans les bois ou d’un galet.
Les plaques tectoniques, les volcans et les glaciers ont déterminé la forme de notre planète. La vie sur Terre dépend de ces conditions préalables. Nous avons la possibilité de cultiver et de transformer les paysages de notre planète. Mais seulement dans une certaine mesure. Nous devrions toujours rester conscients que notre vie n’est pas infinie, que nous sommes petits et insignifiants face aux développements géologiques de la Terre et que la Nature ne nous appartient pas - non, nous appartenons à la Nature ! Lorsque nous considérons l’âge de notre planète et les changements fondamentaux qu’elle a subis au cours des millénaires, nos petits conflits de propriété, de religion et de pouvoir commencent à paraître très insignifiants. Avec mes bijoux, je souhaite exprimer ce sentiment de proximité avec la nature.
J’aime la qualité tactile d’une pierre sur la plage. C’est cette tactilité que j’essaie de conférer à mes bijoux. Ainsi, quiconque porte mes bijoux peut prendre plaisir à les caresser, à les porter. Une mémoire tactile, pourrait-on dire. Mes œuvres ont toujours plusieurs dimensions. Une forme et une surface - mais aussi une vie intérieure cachée. Ces parties cachées ne peuvent qu’être imaginées. Elles brillent de l’intérieur sans s’expliquer immédiatement.