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L’Imaginarium d’Antoine Corbineau

Oct
03

Après le Springboard, première exposition personnelle présentée à Paris en juillet dernier à la galerie LJ, le peintre Antoine Corbineau confirme ses nouvelles orientations de travail. Pour le cycle le Divin (é)Moi, il signe des oeuvres aux accents métaphysiques, mais nimbées cette fois d’une sérénité inédite … lustrateur à la notoriété grandissante, Antoine Corbineau cultive également une oeuvre de peintre, même s’il est vrai qu’il lui aura fallu le déclic d’une sélection au Salon de Montrouge en 2011 pour se convaincre d’y consacrer, enfin, le temps et l’énergie nécessaires. Son style à la fois foisonnant et immédiatement identifiable ainsi que son goût immodéré pour le genre de la cartographie n’ont d’ailleurs pas manqué d’influencer ses premières oeuvres peintes. Mais au cours de ces trois dernières années, l’artiste s’est peu à peu affranchi de l’artisan, se façonnant un univers pictural original. Un champ d’investigation parallèle, qui tout en se nourrissant de son travail d’illustrateur, le conduit vers des voies encore inexplorées. Antoine Corbineau n’est pas issu d’une famille d’artistes et c’est tant mieux. Dessinateur précoce, il sacrifie un temps aux figures imposées des cours académiques, puis se libère très vite du carcan de l’art dit « sérieux ». Il renoue ainsi avec une veine débridée et plus spontanée à laquelle l’histoire de sa famille n’est pas étrangère. Biberonné à l’art brut dont sa mère est une amatrice inconditionnelle, […]

Nathalie Grenier, artiste inspirée

Mar
10

Engager une discussion avec Nathalie Grenier à propos de ses oeuvres et de sa démarche artistique, c’est plonger au coeur du mystère et de la poésie d’un discours elliptique, qui imprègne son oeuvre toute entière…  a question à peine posée, elle la répète d’abord pour elle-même. Comme pour mieux la capturer, de peur qu’elle ne lui échappe. Mais alors qu’elle semblait ébaucher une réponse, on sent déjà que son esprit s’est éclipsé, pris dans un vagabondage allègre, captivé par l’émerveillement que fait rejaillir en elle l’intrusion d’une idée nouvelle. Comme séduite par la fulgurance d’une image.   Nathalie Grenier a cette faculté rare de rebondir sur les petits miracles qui infusent le quotidien, de s’extraire aussi avec une infinie délicatesse du monde auquel elle participe, tout en le contemplant avec un enthousiasme gourmand. Observatrice avant tout d’elle-même, elle guette ses propres réactions. Étonnée par la richesse d’un échange, elle analyse en laborantine les résultats de ses expérimentations.   Lorsqu’on l’interroge sur la genèse de certaines de ses oeuvres les plus récentes, peintes sur de vastes draps de toile et sur les raisons qui l’ont amenée à épouser le format insolite du « lit deux places », comme elle s’en amuse, on comprend, dans la jubilation non feinte qu’elle exprime à cet instant précis de la remémoration, à quel point son être est constamment tendu vers l’invention, mu par […]