Exposition

LA MAIN  – Bijoux contemporains du Québec

À partir du 9 juin 2023, dans le cadre du programme Hors les Murs du salon Révélations Grand Palais , la galerie LA Joaillerie par Mazlo se met à l’heure du Québec en accueillant la Galerie Noel Guyomarc’h et 9 de ses artistes. Une exposition placée sous le commissariat de Noel Guyomarc’h et Stéphane Blackburn.

« Jeu de mot fantaisiste, entre la main de l’artiste et  la Main, nom donné au boulevard St-Laurent sur lequel la galerie Noel Guyomarc’h est installée ! Abréviation de Main Street en anglais, cette artère qui divise la ville de Montréal, est un lieu de rencontre où se côtoient les communautés francophones, anglophones et immigrantes. Dynamique et vivante, on y retrouve des boutiques insolites, des restaurants cosmopolites, des bars et discothèques en plus de nombreux ateliers d’artistes et des galeries d’art!

Ce titre confondant met en lumière l’aspect hétéroclite et surprenant de cette exposition. La grande diversité des propositions révèle l’effervescence présente dans le domaine du bijou contemporain au Québec. Pour l’illustrer, le choix s’est orienté sur des œuvres originales et uniques qui se distinguent par leur matérialité, la qualité d’exécution et les sujets abordés.

Les œuvres exposés à la galerie La Joaillerie par Mazlo de ces créatrices québécoises révèlent le dynamisme de cette discipline artistique qu’est le bijou contemporain. A la fois espace d’expression et d’expérimentation, cette discipline ne cesse de surprendre et d’innover!  » — Noel Guyomarc’h et Stéphane Blackburn, commissaires de l’exposition.

9 > 24 juin 2023

Mardi  14:00 > 19:00

Mercredi & Jeudi sur rendez-vous

Vendredi  14:00 > 19:00

Samedi de 11:00 > 13:00|14:00 > 19:00

SÉLECTION D’OEUVRES

ARTISTES INVITÉES

SILVIE ALTSCHULER

Formée à l’École Alchimia de Florence, Italie, Silvie Altschuler s’amuse. Elle pose un regard fantaisiste, ludique et ironique sur le monde. Principalement figuratifs, ses bijoux conçus en or avec des touches de plastiques ou de polymères issus de jouets d’enfants, questionnent la valeur qu’on attribue aux matières précieuses par le biais de l’humour.

MARIE-EVE G. CASTONGUAY

Marie-Eve G. Castonguay est titulaire d’un diplôme de l’École de joaillerie de Québec et d’un baccalauréat en Beaux Arts du Nova Scotia College of Art and Design de Halifax. Par ses compositions à l’équilibre ordonné et volontaire, par des textures et des motifs calculés, elle invite avec ses bijoux fabriqués en argent et bois, à la quiétude et à la méditation.

JOSÉE DESJARDINS

Formée à l’École de joaillerie de Montréal entre 1980 à 1986, Josée Desjardins privilégie des objets porteurs d’histoire, souvent issus de sa propre famille. En les combinant aux techniques et matières traditionnelles, caractéristiques de la bijouterie, Josée Desjardins leur offre une nouvelle vie. Par le jeu de déconstruction et de reconstruction, ses créations transcendent son histoire personnelle pour aller à la rencontre de celle du regardeur.

GABRIELLE DESMARAIS

Diplômée de l’École de joaillerie de Montréal en 2010, Gabrielle Desmarais prend part au Labo, l’atelier de recherche de Noel Guyomarc’h à Montréal en 2011 avant de poursuivre sa formation à l’école Alchimia à Florence, Italie et d’explorer les nombreuses potentialités du textile à l’université Concordia de Mtl (2017). Ses oeuvres se signalent par l’attention singulière portée au travail de la matière — principalement l’argent oxydé — dont elle repousse les limites pour en extraire toute l’expressivité. Chaque bijou est ainsi imprégné de la gestuelle de l’artiste. Ce tout nouveau corpus d’œuvres, intitulé « jardin », est tout à la fois dramatique, imposant et délicat.

AURÉLIE GUILLAUME

Aurélie Guillaume a d’abord reçu sa formation en joaillerie à l’École de joaillerie de Montréal (2012) puis à NSCAD University à Halifax (2015). Son travail célèbre l’histoire de l’émail et sa longue tradition narrative en le transposant dans un contexte contemporain influencé par le street art, la bande dessinée, le pop art et la contre-culture. En puisant dans les motifs du quotidien, Aurélie met en lumière la poésie des instants simples, faisant l’éloge de la douceur et de la lenteur. À travers le processus d’émaillage, ses illustrations transcendent le domaine bidimensionnel du papier et trouvent une nouvelle vie dans le domaine physique sous la forme d’objets à porter.

VIVI LAMARRE

Vivi Lamarre a suivi des études en arts visuels (Cégep St-Laurent) et en Histoire de l’art (Université de Montréal) avant de se dédier à la création de bijoux et objets en bois. Elle emploie différentes essences pour réaliser des œuvres hybrides qui combinent lignes et formes géométriques.

EMILY LEWIS

Diplômée du Nova Scotia College of Art and Design de Halifax, Emily Lewis ancre son approche artistique dans une réappropriation de l’histoire de la joaillerie ancienne et de la conception en métiers d’art. Elle s’inspire en particulier des bijoux en fonte d’acier de Berlin très prisés au milieu du 19e siècle, et des designs pour papier peint de William Morris. En isolant des ornements sur du papier qu’elle démultiplie à l’envi avant de les découper, Lewis transforme le motif obtenu par l’application de fines couches de cuivre en utilisant la technique de l’électroformage. Superposant les éléments qu’elle fixe par des points de couture mêlés de cristaux Swarovski, l’approche de Lewis emprunte une ligne de crête entre réalité et imagination, entre art et fonction.

KATHY OUELLETTE

En 1998, Kathy Ouellette obtient un baccalauréat en Arts visuels de l’Université Laval, suivi en 2001 d’un diplôme de la Maison des métiers d’art du Québec, avec une spécialisation en céramique. Céramiste et non bijoutière, Kathy Ouellette revisite la fonction du poing américain. Par les motifs, les volutes et la matière – la porcelaine -, elle déconstruit les attentes liées à l’arme que représente le poing. Sculptés avec soin et délicatesse directement dans la masse, ces nouveaux poings aux proportions imposantes s’enrichissent d’un sens nouveau.

MAGALI THIBAULT GOBEIL

Diplômée de l’École de joaillerie de Montréal en 2013, Magali Thibault Gobeil place la recherche et l’exubérance de la forme au cœur de sa pratique. Dès sa sortie de l’École, son travail décalé a été remarqué et récompensé au Canada et à l’étranger. Magali propose en effet une incursion dans un univers psychédélique et enchanté. Dans ses œuvres sinueuses et souples, les résines synthétiques et les plastiques se mêlent aux métaux et se trouvent par conséquent élevés au rang de matériaux précieux.

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