Pendant toute la durée de l’exposition « Sacrés Outils! », le blog de LA Joaillerie vous donne rendez-vous avec les artistes participant à l’exposition. Au travers d’un portrait-outil, découvrez leur vision de l’outil, leur façon de voir leur métier et le travail de la main.

Artiste autodidacte, Juanjo Garcia Martin vit et travaille à Malaga. Sa démarche artistique se situe à la lisière de plusieurs disciplines qu’il pratique indistinctement depuis le plus jeune âge : peinture, musique et bijou.

Si vous étiez un outil ?
Je crois que si j’étais un outil, je serais un marteau, avec l’esthétique de la vidéo The Wall, des Pink Floyd !

– Si vous étiez un geste ?
Je serais un regard.

– Quel est votre premier ou le plus significatif de vos souvenirs liés aux outils ?
Une petite boîte en bois que mon père avait fabriquée avec une boîte de fruits, et je me souviens qu’elle était remplie de vis, de clous, de noix, de rondelles de caoutchouc, de rubans, etc. Tout ce qui trainait se retrouvait dans ce tiroir à surprises.

– Quel est votre outil préféré et pourquoi ?
La scie à métaux, pour sa simplicité et tout ce que l’on peut en faire.

– Pourquoi avoir choisi de travailler avec vos mains ? Qu’est-ce-que cela vous apporte ?
J’aime sincèrement travailler avec mes mains. Parmi tous mes souvenirs d’enfance, ceux qui émergent sont liés au travail manuel. Avec le temps, cela m’a permis de développer mon propre langage en tant qu’artiste pluridisciplinaire, en explorant tantôt une facette, tantôt une autre.

– Comment considérez-vous l’importance croissante des technologies et des machines (modélisation, laser, etc) et la disparition des savoir-faire anciens ? En quoi cela affecte-t-il votre pratique ou étend vos possibilités ?
Je pense que c’est une évolution fantastique.
Nous vivons aujourd’hui une période de transition où les machines sont remplacées par les logiciels et le numérique. En fait, je pense que c’est un outil supplémentaire, une nouvelle façon de venir à bout de ce que l’on créé. Ceci dit aujourd’hui je continue de travailler seul, avec mes mains et mes vieilles machines !